Quatre ingénieurs ont mis sur pied le leader des équipements photovoltaïques pour professionnels sur les Antilles Guyane.

Interview des dirigeants de SYSTEKO par EWAG
Article paru dans MADINMAG mars 2019

17 000 mètres carrés. Un record. « Cette centrale en Martinique est une des plus importante centrale photovoltaïque, monobloc, en autoconsommation de tout l’Outre-Mer », reconnaissent Jean- Philippe Gaillard, Claude Macaire et Guillaume Durand, ingénieurs experts en photovoltaïques et fondateurs de SYSTEKO.

Ils pourraient fanfaronner, ils préfèrent louer la philosophie de l’entreprise et le travail de leurs équipes qui conduisent chaque projet de A à Z, en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane. On remarque, nous, l’incroyable progression de cette jeune société, créée il y a cinq ans par nos trois interviewés et Stanislas Gaillard. Quelques années auparavant, après un engouement frénétique, le secteur a du plomb dans l’aile. SYSTEKO se lance avec une ambition assumée et les atouts de l’expertise, la fiabilité, et la proximité. « Proposer des panneaux photovoltaïques c’est une chose, être capable de faire fonctionner une centrale photovoltaïque pendant vingt ans en est une autre », résument les fondateurs. Ils ont ainsi créé un acteur d’envergure régionale, leader sur les Antilles-Guyane des équipements photovoltaïques en autoconsommation à destination des professionnels (grandes distribution, industrie…).

Quand on traverse vos bureaux et les salles de monitoring, on comprend que votre travail ne consiste pas à seulement poser des panneaux solaires…
Jean-Philippe Gaillard :
(rires) Non, effectivement. La pose de panneaux solaires n’est pas notre finalité, notre métier c’est de concevoir des centrales photovoltaïques optimisées, rentables, conçues pour durer vingt à vingt-cinq ans minimum. Aujourd’hui, nous exploitons 200 000 mètres carrés de toitures de centrales, soit l’équivalent de trente terrains de foot, et chaque centrale est reliée à nos locaux par un cloud. Les productions, fonctionnements et rendements sont suivis 24h/24 par des équipes dédiées sujettes à astreintes.
Claude Macaire : De la conception du projet à l’exploitation et la maintenance, nous avons la main sur l’ensemble de la chaîne. C’est une garantie forte pour nos partenaires clients.

Quels types d’installations proposez-vous ?
C.M:
Il peut s’agir d’autoconsommation où l’électricité propre est consommée par le bâtiment équipé ou bien de valorisation de toiture, où SYSTEKO paye un loyer au propriétaire d’un bâtiment sur lequel nous construisons et exploitons une centrale photovoltaïque.

Vous pouvez installer une centrale sur n’importe quel bâtiment ?
Guillaume Durand
: Concernant la valorisation, une surface de toiture de 250 m2 est un minimum, ensuite tout dépendra de l’étude détaillée du bâtiment. Pour les projets en autoconsommation, le profil de consommation électrique du client est déterminant. Dans tous les Cas SYSTEKO intègrera et maitrisera l’ensemble des étapes du projet : étude de faisabilité, dimensionnement de la centrale, démarches administratives, mise en place de prévisionnels financiers, accompagnement dans les recherches de financement (au besoin), construction, exploitation et maintenance… Chaque création de centrale est un projet complexe qui se construit sur un partenariat transparent avec nos clients.

Qui sont vos clients ?
J-P.G
: Ils sont de tous horizons, grands groupes, collectivités, associations
et l’ensemble des PME antillaises et guyanaises dont la surface de toiture est jugée exploitable.

Chaque projet est unique ?
G.D
: Absolument, nous mettons en place des solutions photovoltaïques clefs en main et sur-mesure.
J-P.G : Pour vous donner un chiffre, en 2018, SYSTEKO a porté le développement de douze Méga Watts Crête d’électricité propre, soit l’équivalent en consommation annuelle de 3 500 foyers Antillais et Guyanais.
J-P.G : Le chemin de la transition énergétique est encore long. Nous avons voulu apporter une réponse experte à l’échelle de nos territoires. C’est une des valeurs fondatrices de l’entreprise et le sens du travail de tous nos collaborateurs.

Propos recueillis Par Mathieu Rached